LE CE EVOLUE

LE CE MICHELIN SE REGROUPE AVEC 16 AUTRES CE

 

Les petites idées peuvent parfois déboucher sur de gros projets. Quand, en août 2017, les salariés de la société Trane Support de Golbey, issue de la décision du géant du climatiseur de scinder son activité en plusieurs entreprises distinctes, élisent un nouveau comité d’entreprise (CE), ce dernier se pose des questions. « On se retrouvait avec 183 salariés au lieu de 1 200. Donc, c’était plus délicat pour organiser des choses tel que des voyages par exemple », explique Émilie Clément, la secrétaire du CE.

Cette dernière se dit alors qu’elle pourrait entrer en contact avec des comités d’entreprise d’autres sociétés de la région spinalienne pour éventuellement faire des choses en commun. « À ma grande surprise, beaucoup de comités ont répondu à mon invitation.» À l’image de Stéphane Serrier, le secrétaire adjoint du comité d’entreprise de Garret-Honeywell à Capavenir Vosges. « Nous avons 620 salariés et nous avons quand même du mal à mobiliser ceux-ci pour organiser des sorties ou activités. Donc, l’idée de se regrouper avec d’autres entreprises s’est vite montrée intéressante. »

Dès mars 2018, ce sont donc 17 comités d’entreprise qui se réunissent. Et commencent à travailler ensemble. « Il a fallu mettre sur la table les problématiques de chacun et trouver des convergences », indique Émile Clément. « Mais on a tout de suite senti une motivation et une implication de tout le monde. » Ainsi, Viskase, Michelin, les glaces Thiriet, Norske Skog ou l’association loisir du personnel du Conseil départemental des Vosges se joignent à l’aventure.

Et tous vont y trouver leur compte. « On partage les bons plans, les prestataires ou partenaires. Mais on partage aussi les mauvais plans. Ou les mauvaises expériences avec certains prestataires. »

Billetterie pour les spectacles, voyages organisés, sorties nature : les animations en commun vont se multiplier. « On représente des sociétés ou des associations allant de 50 à 1 500 salariés. Pour un total de 6 500 salariés plus les ayants droit. Soit un potentiel de 20 000 personnes », souligne Émilie Clément. De quoi intéresser les prestataires qui, en contrepartie, accordent des conditions avantageuses aux 17 comités d’entreprise regroupés. « Notre vocation, c’est de nous occuper des œuvres sociales au sein de nos sociétés respectives. Et en regroupant nos forces, nous sommes forcément plus efficaces », martèle Stéphane Serrier.

Mise en place des CSE d'ici 2020

Exit les comités d’entreprise, bienvenue les comités sociaux et économiques (CSE). D’ici le 1er  janvier 2020, toutes les entreprises vont devoir mettre sur pied des CSE qui remplaceront les comités d’entreprise mais aussi les CHSCT et les délégués du personnel. « Cela va se faire progressivement », indique Émilie Clément secrétaire du comité d’entreprise de Trane Support. « Une fois que cela sera fait, on pourra alors établir des statuts pour l’inter-comités d’entreprise que nous venons de créer. »